Un FabLab dans chaque quartier rennais !

Un FabLab dans chaque quartier rennais !

17 fév 2014

Onze espaces publics numériques vont être équipés d’une imprimante 3D et de kits électroniques dans les mois qui viennent à Rennes. Une manière de démocratiser la fabrication numérique, mais aussi de sourcer des projets d’entrepreneurs.

« C’est une première en Europe ! ». Yves Préault, adjoint au Maire délégué à la communication ne cachait pas son enthousiasme ce vendredi 14 février au Pôle associatif de la Marbaudais. Il annonçait alors le déploiement d’ateliers de fabrication numérique dans les quartiers rennais. En pratique, ce sont les espaces publics numériques (EPN) qui vont être équipés d’imprimantes 3D et de kits électroniques d’ici à l’été 2014. Une opération importante qui mobilise 50 000€ pour l’achat de ce matériel. Cette décision fait suite à la montée en puissance du LabFab, qui a mis en place de nombreux formats de médiation depuis son lancement.

Hugues Aubin, chargé de mission TIC à la Ville de Rennes, recense en effet « 70 projets en court » aussi bien « dans le domaine du handicap » que « des œuvres d’art ». Le LabFab a surtout été marqué par le grand forum Vivacité, pendant lequel il a été une des attractions principales. De là est née l’idée d’un « lab étendu » comme le nomme Richard de Logu, directeur de l’association Bug, responsable de ce déploiement. Le FabLab rennais devient alors non seulement un lieu mais « un réseau de lieux » comme le rappèle son collègue de la Ville. Le but est alors de sensibiliser le grand public à la fabrication numérique, en apprenant « à des enfants ou des mamies ce que sont des capteurs ».

Un nouveau rôle pour les EPN

Ce dispositif accompagne surtout l’évolution des EPN, également imaginée par le ministère de l’économie numérique. Ce dernier avait lui aussi annoncé publiquement vouloir faire des ces « pôles multimédias » des relais de la fabrication numérique. Le territoire rennais n’a pas attendu la mise en application de cette disposition du national. Une anticipation qui s’explique par « la volonté politique » d’après Yves Préault qui précise que « ça [lui] tenait à cœur de faire ça ». Ce sont donc 11 structures de quartiers, ceux qui disposent d’un permanent, qui seront équipées. Quatre machines de plus seront disponibles dans les locaux de Bug afin d’être utilisées sur des opérations mobiles. L’association a choisi la pluralité parmi les types d’imprimantes 3D avec 5 Makerbot, 5 Asimov (fabriquées à Brest) et 5 RepRap.

Les animateurs multimédia vont bénéficier prochainement de formations de la part du LabFab. La partie impression 3D devrait être rapidement assimilée, en revanche le volet électronique, en particulier Arduino, devrait s’effectuer « sur le long terme ». L’équipement ne devrait pas en rester là, avec l’arrivée prochaine d’une découpeuse laser, mais qui ne sera pas mobile. Si les EPN auront un rôle de médiation sur la fabrication numérique auprès du grand public, il s’agira aussi de « détecter des projets » pour le directeur de Bug. Ils pourront alors renvoyer vers la deuxième base du LabFab animée par Bug, sur le volet entrepreneurial, en lien avec l’appel à projet du ministère. Ce dispositif aura donc des retombées sur la transmission de la connaissance, mais aussi sur l’économie locale.

Plus :
Le site du LabFab
Labellisé, le LabFab poursuit son développement

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3 comments

  1. Pourquoi faire? pas de PB le contribuable est la, aux services des élus.

  2. Sinon des projets comme celui-ci :
    http://likemagicappears.com/projects/raspberry-pi-cluster/

    Tu viendras faire quoi toi ?