Geonick: un réseau social slow, au fil des affinités

Geonick: un réseau social slow, au fil des affinités

12 mar 2013

Un réseau social vient de décoller d’Espagne pour conquérir le monde: Geonick, un réseau pour rencontrer des personnes proches de chez vous qui partagent vos centres d’intérêt et vos préoccupations. Outre la géolocalisation, la principale caractéristique de ce nouveau réseau social est la protection absolue des données.

Geonick a été développé par deux équipes de l’Université Technologique de Catalogne, sur une idée de Pau Jené, CEO de la nouvelle compagnie. Un jour où celui-ci se promenait en ville, il s’est subitement demandé comment savoir qui, parmi la foule qui l’entourait, partageait ses affinités et ses loisirs. Avant de conclure qu’aucun service existant ne lui permettait de faire leur connaissance, et que c’était bien dommage.

Des « amis » qui partagent vos centres d’intérêt

Ce nouveau réseau géolocalise donc ses membres, mais de façon approximative: c’est leur code postal qui apparaît lors des recherches. Ni leur quartier, ni leur rue, encore moins l’endroit exact où ils se trouvent. Chaque utilisateur remplit un « passeport » (le formulaire d’inscription) en indiquant jusqu’à 10 centres d’intérêt, causes qui le passionnent, loisirs… Il accède alors à une carte personnelle sur laquelle apparaissent les autres membres qui partagent ses intérêts et ses préoccupations. Les conversations se tiennent par échange de messages privés.

logo-geonickAdeptes du mouvement slow, les fondateurs de Geonick rejettent la course aux followers, le concours à qui aura le plus grand nombre d’amis. Ils souhaitent que chacun prenne le temps de construire son réseau, comme cela se faisait avant l’avénement des technologies. Le site se conforme à cet objectif, et adopte un design délicieusement suranné: une montgolfière et une longue vue, du papier jauni, des enveloppes par avion, des dessins à la façon de gravures classiques.

La garantie de la protection des données

Une autre ligne fondamentale de la philosophie du service est la protection des données. Les grands réseaux se constituent d’immenses bases d’informations sur leurs utilisateurs et changent fréquemment les conditions d’utilisation, ce qui provoque la défiance, voire le rejet de la part de leurs membres. La tentative d’Instagram pour pouvoir réutiliser les photos postées sur son service s’est ainsi soldée par la perte de milliers d’utilisateurs et le dépôt d’une plainte collective aux Etats-Unis.

Rien de tel à craindre avec Geonick, garantit Pau Jené: il n’y aura ni commercialisation des données des membres, ni publicité sur le site ou les applications. Il n’y aura pas non plus d’interconnexion avec un autre réseau social – nombre de services proposent de s’inscrire en utilisant son compte Facebook ou Twitter – ni avec le carnet d’adresses, Gmail ou autre. En outre, les données de Geonick ne peuvent être référencées par Google ni les autres moteurs de recherche.

Pas de publicité ni de commercialisation des données: comment se rémunère donc Geonick? Les créateurs ont souhaité proposer leur service sur un modèle freemium, mais pour le moment seules les fonctionnalités gratuites semblent activées.

Lancé en Espagne a l’été 2012, Geonick a généré un grand intérêt de l’autre côté de l’Atlantique; il a débarqué sur le continent latino-américain en février 2013. Disponible en catalan, en espagnol et en anglais, il est accessible du monde entier, même s’il se peuplera… au rythme d’une montgolfière poussée par le vent.

Plus:
Le site de Geonick
L’interview de Pau Jené dans FayerWayer (en espagnol)

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