Un réseau social pour changer le monde autour de soi

Un réseau social pour changer le monde autour de soi

19 fév 2013

Deux Argentins ont lancé un portail pour recueillir des « initiatives populaires » de la vie de tous les jours et aider leurs porteurs à trouver des soutiens pour les développer. Un levier pour encourager l’engagement de chacun dans la vie de la cité.

Nous avons tous fait l’expérience dans notre vie quotidienne d’un dysfonctionnement ou d’un problème qui nous semblait pouvoir être résolu facilement. Mais rapidement surgissent les questions: comment faire? qui contacter? Et la conclusion: seul, je n’y peux rien, et puis je manque de temps… C’est en partant de ce constat que deux cousins argentins ont créé le portail Inipop. Sur celui-ci, chacun peut inscrire son « initiative populaire », la décrire et expliquer l’aide dont il a besoin. Les visiteurs qui approuvent le projet votent pour lui et s’engagent implicitement à apporter leur soutien, en participant à une action, en apportant le contact nécessaire, en relayant l’information. Inipop est un réseau social orienté vers l’action.


Changer le monde par de petites choses


Son objectif est ambitieux: changer le monde, rien de moins. Mais par des petites choses auxquelles les volontaires s’attaqueraient à plusieurs. Le site propose sept catégories d’idées: société, sport, loisirs, environnement, santé, art et culture, international. Les initiatives vont du plus modeste en termes d’investissement (revendiquer l’importance des salutations dans la vie sociale en disant bonjour) au plus compliqué à changer (obtenir une troisième semaine de congés payés en Argentine), en passant par l’installation de feux rouges à des carrefours dangereux.

Mais faire connaître son idée n’est que le premier pas. Une des initiatives qui a eu le plus d’effet est celle d’une jeune artiste qui propose d’égayer la ville en peignant les bancs publics. Maria de  los Milagros consacre énormément de temps à cette entreprise et à l’animation de la communauté de bénévoles de BancArte. Elle a ainsi obtenu de la mairie les autorisations nécessaires, et une entreprise de peinture a fourni la matière première. Mais il apparaît clairement que le résultat est fonction des efforts produits pour promouvoir son idée.


De la bonne volonté, mais…


Lancé au mois de mai 2012, le site semble n’avoir qu’un effet limité. Nombre d’initiatives sont fantaisistes ou peu soutenues. Le projet le plus populaire – la création de terrains de tennis-ballon – n’a ainsi obtenu que 450 votes, quand Inipop a recueilli près de 8000 « j’aime » sur Facebook. Les créateurs cherchent désormais à recadrer les projets et à augmenter leur visibilité au moyen de deux blogs, l’un interne au site et l’autre hébergé par un portail d’informations latinoaméricain. En outre, ils disposent d’un compte sur différents réseaux sociaux: Facebook, déjà cité, mais aussi Twitter et Pinterest.

Même à l’heure de l’internet et des réseaux sociaux, faire aboutir un projet concret requiert un fort investissement de la part de ses promoteurs. Et si nombre de citoyens sont prêts à cliquer pour « aimer » quelque chose, le passage à l’action reste bien plus difficile à obtenir.

Plus:

Le blog d’Inipop

Le projet BancArte en vidéo

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